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24 décembre 2006 : Après 10 jours de croisière avec notre amie Lilou de la baie de Phang Nga aux Phi Phi Islands en passant par Krabi, nous voici avec Claude, Bernard et Lilou dans une baie solitaire et protégée du fort vent du NE qui souffle actuellement pour fêter Noel.
Alors, à tous ceux qui nous lisent, le TiTOM's
Team
souhaite un
joyeux Noel
rempli de sourires, de soleil et de bonheur
* * * *
10 décembre 2006 : Ouf,
après 12 jours au sec, dimanche matin 3 décembre, accompagné de pétards, TiTOM
est revenu à l'eau muni de son nouvel antifouling
et
propre comme un sou neuf ! Profitant de la marée haute, il s'est faufilé entre
les bancs de sable de la rivière conduisant au chantier
PSS (Phithak
Shipyard and Services). Au travers de quelques uns
des
splendides paysages thais
,
une petite semaine lui a permis de rejoindre Phuket pour y recevoir des amis. De
là, nous partirons explorer la baie de Phang Nga et la région de Krabi.
16 novembre 2006 : Déjà
bientôt un mois que l'équipage travaille dur à Telaga
pour l'entretien annuel de sa monture TiTOM ! Dimanche, départ sur Satun (Thailande),
où TiTOM sera sorti de l'eau pour son antifouling.
* * * *
19 octobre 2006 : Depuis
Singapour, la remontée vers le nord du détroit de Malacca s'est déroulée
principalement au moteur, faute de vent. Escales à Port Dickson pour les
formalités d'entrée en Malaisie et visite de la ville de Malacca
, puis à
Penang, où nous embarquons notre amie Christine, venue nous rejoindre pour 2
semaines. Vent dans le nez entre Penang
et Langkawi, et après une nuit un peu
agitée nous rejoignons cet archipel, que nous explorons tout d'abord en bateau,
puis l'île principale Langkawi à pied, en voiture et en...
cable car ! C'est du lagon de Telaga que notre
amie Christine nous quitte pour rentrer à Genève. (prochaines nouvelles
très bientôt)
* * * *
8 septembre 2006 : Singapour,
nous voilà ! Arrivés de Batam, île indonésienne située à portée de vue
avant-hier après-midi, la journée d'hier s'est passée en formalités et
visites d'ambassades pour nos prochaines étapes. Plus de nouvelles dans
quelques jours. Mais avant Singapour, bref résumé :
La traversée de Bali à Banjarmasin (côte S de Bornéo) avec un stop pour une nuit à Kangean s'est avérée agréable et suffisamment ventée, contrairement à nos craintes de manque de vent à l'approche de l'équateur. Pour revenir au nord des îles de la Sonde depuis Benoa par contre, la réputation du détroit de Badung séparant Bali de l'île de Nusapenida s'est révélée plus que justifiée, nous obligeant à utiliser voiles et moteur à haut régime (voir nos aventures dans le prochain Amarre 34) !
Pas touristique
(nous n'avons pas vu d'autres voiliers pendant notre séjour)
et atteinte après une remontée de 15 NM du fleuve Barito, Banjarmasin
doit son surnom de
Venise de l'Est à se
déplacent bien sûr
en bateau. Et c'est au volant
de la "Ferrari" d'Adi que nous faisons notre marché flottant.
Attention à la circulation intense !
Beaucoup plus petite, la ville de Kumai, plus
à l'ouest sur la côte Sud de Bornéo, est rejointe également après une
remontée d'un autre fleuve, le Kumai (!). Située à l'entrée du parc national
de Tanjung Punting, c'est la place idéale pour découvrir cette splendeur
naturelle et y admirer sa vie sauvage. Trois jours de vacances
pour la mousse et le cap'tain, à remonter
un des affluents de la Kumai, nous permettent de visiter ce parc et ses centres
de réadaptation pour orang-outans
notre ami Tom ! Nous y retrouvons notre cousin Pan
qui nous apprend les rudiments de sa langue maternelle !
* * * *
7 août 2006 : Benoa (Bali) : Déjà presque deux mois en Indonésie, que le temps passe vite ! Les Internet cafés ne courant pas les rues, c'est depuis Bali que nous pouvons enfin publier à nouveau les dernières nouvelles.
Dès Roti, première île touchée par TiTOM,
il fallut se mettre à parler indonésien, car par endroits, il est difficile de
trouver quelqu'un connaissant une langue étrangère. Heureusement les gens
rencontrés sont patients, charmants
et serviables, et la communication par geste reste
toujours le meilleur moyen pour se faire comprendre ! La navigation sur la côte
nord des îles de l'archipel de la Sonde est facile, avec une mer plate et des
vents thermiques. Excursion sur le volcan Kelimutu et ses trois lacs (Flores)
,
visite aux fameux varans de Komodo
et de quelques
villages encore typiques. Jusqu'à Bali, si pas
solitaires, nos mouillages n'ont étés partagés qu'avec les barques
locales, un vrai plaisir.
* * * *
3 juin 2006 : Darwin : arrivés au lever du jour du 24 mai, depuis Gove le soleil ne nous quitte plus, nous donnant des températures de 28°-30° pour la journée, après une fin de nuit fraîche à 16°-17°.
Cela nous amène un agréable changement,
après la remontée pluvieuse de la côte Est. C'est pourtant sous le
soleil que nous avions quitté Cairns en compagnie de nos amis de Flinders
Chase pour rejoindre Michaelmas, île sablonneuse peuplée d'oiseaux de la
Grande Barrière de Corail. Mais le lendemain c'est sous une pluie battante
que nous nous séparons de nos amis pour continuer sur Low Island, où nous
mouillons en compagnie de chalutiers. Le temps bizarre nous incite le lendemain
à nous réfugier dans la rivière
de Port Douglas, où nous retrouvons à la marina nos amis Chris et Sue sur Lady
Bubbli, venus là avec la régate de Pâques Cairns-Port Douglas. Et le
lendemain nous apprenons la formation d'un nouveau cyclone au sud des Salomon,
Monica, qui passera le mercredi à environ 400 km plus au nord sur Lockhart
River, avant de traverser la péninsule du Cape York, puis le golfe de
Carpentaria, devenant un cyclone de catégorie 5 et atteignant des vitesses de
350 km/h dans son centre. Par chance, il passera entre Darwin et Katherine sur
le Kakadu National Park, des régions inhabitées, s'affaiblissant avant d'aller
mourir sur la mer de Timor. Cette fois, tard en avril, Monica devrait être le
dernier cyclone de la saison et le 23 nous ressortons de notre abri.
Après Cooktown,
la côte est est très peu peuplée, et jusqu'au Cape York
,
à part les chalutiers en pleine saison de langoustines, nous rencontrons très
peu de monde: Greg, Jessica et Shon,
sur leur chalutier Captain Serab, qui nous emmènent voir une cascade
au capFlattery avant de nous offrir un grand sac de langoustines, Andy
sur son kayac de mer à Flinders Island, venu ainsi depuis Sydney pour rejoindre
Thursday Island, un bateau charter pour pêcheur au mouillage à l'embouchure de
Lockhart River, Anthony qui nous rend visite mouillés dans Escape River et nous
emmène
visiter la ferme perlière où il travaille, avant de retrouver à Gove Justapussy,
le catamaran de Ben aperçu à Port Douglas et Lizard
Island.
Après les trois jours solitaires de la
traversée
du golfe de Carpentaria, de Gove
à Darwin, à part deux voiliers croisés dans un mouillage avant Bowen Strait,
c'est une navigation solitaire, si on excepte les nombreux contrôles radios
aériens aussi bien que maritimes des diverses autorités australiennes :
douanes, gardes-côtes, militaires.
Installés dans le port de pêcheurs de Darwin,
Duck Pond
,
nous profitons du luxe inhabituel pour nous de l'eau courante et électricité !
En nous livrant à quelques vérifications avant notre départ pour des pays
comptant moins de facilités pour les yachts, nous découvrons que le tuyau
d'échappement du moteur est en piteux état et doit être changé. Incroyable
mais vrai, impossible de trouver les 3,5 mètres de tuyau de ce diamètre à
Darwin, et il nous faut attendre 10 jours pour en recevoir un neuf envoyé de
Perth.
Nous en profitons pour visiter le Kakadu
National Parc
qui,
à notre grande surprise couvre une surface plus grande que notre pays, la
Suisse ! Bien entendu, un jour d'excursion est à peine suffisant pour en
découvrir une petite partie. Litchfield National Parc
est le but d'un second jour d'excursion. Pour nous, suisses, l'Australie est
tellement grande qu'il faudrait des années pour la découvrir. Comme nous avons
trouvé les australiens vraiment sympas et serviables, peut-être
reviendrons-nous un jour sans bateau pour mieux l'explorer par terre.
Le bateau prêt, probablement à la fin de la semaine prochaine, nous mettrons le cap sur l'Indonésie.
* * * *
11 avril 2006 : Ca y est, TiTOM est près pour de nouvelles aventures ! Demain ou jeudi, avec le retour des vents du SE, cap au nord, entre la côte et la Grande Barrière de Corail, en petites étapes journalières jusqu'au Cap York, puis traversée du Golf de Carpenteria (env. 3 jours) sur Gove, pour rejoindre Darwin vers la mi-mai. Prochaines nouvelles depuis Darwin.
* * * *
5 avril 2006 : 20 mars 2006, CYCLONE LARRY
Ouf, on l'a échappé belle ! Car LARRY, classé catégorie 5, qui a frappé la région de Cairns le lundi 20 mars, son front atteignant la côte vers 06h30, a été reconnu comme le cyclone le plus violent depuis 1918 ayant frappé l'Australie.
Mais revenons au début... Le mardi 14 mars, une basse pression formée sur les Iles Salomon se transforme gentiment en tempête tropicale, puis le mercredi dans la mer de Corail en cyclone de catégorie 1. Là, l'écoute des informations météorologiques commence à se faire plus attentive...
Se renforçant au fur et à mesure de son approche de l'Australie, sa trajectoire semble l'amener droit sur Cairns. Le jeudi déjà, les autorités diffusent les conseils habituels des précautions à prendre. La météo affine ses prévisions. Vendredi, LARRY est classé en catégorie 3 déjà, et se déplaçant à 25 noeuds, est attendu pour le lundi matin en peu au sud de Cairns. Cela devient sérieux !
Samedi matin, le centre de prévisions météorologiques prédit son arrivée sur la côte australienne pour lundi vers 7h, entre Cairns et Innisfail (petite bourgade env. 100 km au sud), aussi TiTOM, prudent comme d'habitude, décide d'aller se protéger déjà l'après-midi même, et tant pis si le cyclone change de route le dimanche, rendant la manœuvre pas nécessaire ! Branle-bas de combat donc, après un passage au marché, voila TiTOM rempli de fruits et légumes frais. Depuis vendredi, les pleins d'eau ont été effectués, bref, nous sommes prêt pour "une longue traversée" en quelque sorte !
Il
fait extrêmement chaud et humide, il n’y a pas d’air, l'eau
est plate, le
moindre souffle est aspiré par LARRY, le CALME AVANT LA TEMPETE !
Nous aurons tout le temps de nous choisir une bonne place. Juste avant de lâcher
les amarres, Henri, notre voisin de piles nous interpelle et nous demande si
nous pouvons le remorquer car il n’a pas de moteur. Et c’est ainsi que
nous remontons la rivière en tirant derrière nous Wasa,
sorte de jardin botanique flottant d'où palmiers et fleurs de toutes sortes
surgissent de son cockpit. Inutile de vous dire que nous ne passons pas inaperçus !
Wasa
lâché sur son ancre au bord de la mangrove, nous mouillons également à son
amont, puis nous nous attachons à la mangrove
sur un côté du ruisseau juste avant la nuit.
Au
passage, peu avant l’endroit où est mouillé Wasa, nous avons repéré une
encoche dans la mangrove juste assez grande pour y enfiler TiTOM.
Le lendemain matin dimanche, quelle aubaine, la place est toujours libre,
alors que d’autres bateaux peu à peu arrivent. Nous nous empressons de
lever l’ancre pour nous enfiler dans notre petit trou
,
TiTOM
se retrouve amarré de tous les côtés, à croire que notre bateau est pris
dans une grande toile d’araignée…
Nous sommes tellement bien protégés que l’on voit à peine son mât dépasser.
Plus la mangrove est haute et plus la protection est bonne. Un vrai trou à
pirates… Mais bien nous en a pris, car en ce dimanche LARRY est maintenant
classé en catégorie 5, la plus élevée, avec des vents destructeurs pouvant
atteindre les 300km/h dans son centre.
Du
fait de la régularité saisonnière de ces phénomènes météorologiques, le
Queensland est bien préparé. 24h avant l’arrivé d’un cyclone, l’alerte jaune est déclenchée,
la population se prépare : eau, nourriture, bougies, batteries, évacuation
des zones à risques, mise à l’abri de tout ce qui pourrait s’envoler !
Tous les bateaux
doivent impérativement se mettre à l’abri dans les rivières. Les gros
cargos doivent quitter Cairns et partir au large. Des avis de cyclones sont émis
toutes les heures à la radio et à la VHF. Le service de catastrophe est mis
en place.
Le
ruisseau devant nous se remplit peu à peu, 5 grands catamarans
de
charter à la queue leu leu en occupent presque toute la largeur. C'est en
tout cas pas une mangrove à pirates, car même l'armée
s'est réfugiée ici !
Les
prévisions se confirment, le cyclone devrait bien toucher la côte vers 7
heure demain matin lundi aux environs d’Innisfail, amenant avec lui en plus
du vent beaucoup de pluie. L’ambiance est étrange, tout le monde est sur le
qui vive… sans vraiment sentir quoique ce soit à part les moustiques qui
nous tournent au tour sans ménagement. A marée basse TiTOM
se pose sur sa quille dans la vase
il doit bien manquer 15 cm d’eau ! Nous passons une excellente nuit,
tout en sachant qu’une menace se prépare.
Grâce aux palétuviers, à notre niveau le vent est bien stoppé, même notre
éolienne ne tourne pas. Nous avons beaucoup de peine à croire qu’à
Cairns, et surtout à Innisfail ce soit l’enfer, des toits, des arbres, des
portes, tout
s’envole. La radio est allumée et nous suivons de près ce qui se passe sur
terre. Nous sommes également en contact par téléphone
ou par VHF avec nos amis.
,
l’équipage et son bateau sont en pleine forme.
Si cette expérience a été très intéressante et instructive, nous sommes
heureux et soulagés de l’avoir expérimentée dans un endroit très abrité
et pas au large dans une mer énorme. Par contre, la région touchée
directement par LARRY, et plus particulièrement Innisfail, est dévastée,
les cultures, spécialement les bananeraies, anéanties. Sur le Tableland, les
arbres ont étés
abattus en nombre. Et Cairns
dans
une moindre mesure n'a pas été épargnée. Le miracle a été qu'aucun
décès et seulement des blessures superficielles ont été déplorés après
le passage du cyclone, ceci probablement grâce aux avertissements publiés et
à la bonne préparation de tous.
Sidébut mars, Jim et Kate passé très au large de Cairns ont été de la rigolade, avec juste beaucoup de pluie et très peu de vent, par contre avec LARRY personne n’a rit ! Mais en tous les cas, comme expliqué ci-dessous, nous avons bien fait de rester à Cairns auprès de TiTOM !
* * * * *
8 février 2006 : Cette
année nous ne partirons malheureusement pas à la découverte de ce beau pays
qu'est l'Australie pour deux raisons : la plus importante, Cairns
est située dans la zone à cyclone et donc nous préférons rester près de TITOM
our le mettre à l'abri dans la mangrove en cas d'alerte. Et la deuxième, l'Australie
est un pays tellement grand et intéressant qu'il faut du temps pour le
découvrir. Mais nous reviendrons sûrement un jour sans
TiTOM pour le découvrir en camping-car. Même si nous restons à
Cairns, ne croyez pas que nous nous ennuyons. Nous naviguons régulièrement à
Fitzroy Island où nous nous relaxons quelques jours dans le spa
à Michaelmas Cay
où nous admirons des milliers de sterns qui viennent ici pour se reproduire
pendant que nous admirons les superbes fonds sous-marins des lieux
.
Une visite du zoo s'imposait, car nous ne pouvions quitter l'Australie sans
être pris en photo avec un
koala !!! Et lorsque nous ne sommes pas en croisière ou en visite,
nous nous transformons en peintres en batiment pour nos amis ou
sur TiTOM !
Le temps à Cairns actuellement est très chaud et humide, environ 85% d'humidité !
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