L'Amarre historique

  

L’AMARRE 

     No 9                              29 février 2000

LE journal du bord qui paraît quand et il peut !

 

L’EDIT’EAU

 

29 février d’une année bissextile exceptionnelle (une fois tous les quatre siècles), quel merveilleux jour pour dater notre petite chronique, surtout pour ce numéro principalement composé à Genève !

Quand à l’équipage de TiTOM, le voici prêt à larguer les voiles et à hisser les amarres (ou bien est-ce le contraire, il ne le sait déjà plus !) pour son retour à bord et de nouvelles aventures, que nous nous ferons un plaisir de vous conter.

Si, bien sur, nous sommes très content de retrouver notre maison flottante, nous gardons un super souvenir de nos retrouvailles avec nos familles et tout nos amis, ainsi que de votre accueil chaleureux et généreux, pour lequel nous ne vous remercierons jamais assez.

Alors, en cette veille de départ, nous nous réjouissons déjà de vous revoir tous l’hiver prochain, et, qui sait, déjà avant quelque part en Méditerranée pour certains d’entre vous, et  vous saluons tous très chaleureusement.

TiTOM    

 

Dernière minute

 TiTOM NOUS REVOILA !

  Voici donc nos pigeons voyageurs à nouveau dans les starting-blocks, puisque que c’est le 16 mars prochain qu’ils s’envoleront pour IZMIR, d’où ils rejoindront TiTOM en bus.

La première tâche qui les attend est de terminer la peinture antifouling, ce qui leur permettra de retourner à l’eau, facilitant ainsi la vie de tous les jours. Puis, réarmement du bateau, à savoir remise en place des voiles, de la chaîne, de l’ancre, réparation de l’annexe, grands nettoyages, pleins d’eau et de gasoil, approvision- nements, bref de quoi les occuper quelques jours.

Bien entendu, le bateau réarmé, l’équipage se livrera à quelques essais dans la baie de Marmaris, avant de rejoindre leurs amis Isabelle, Marion et Christophe, et leur bateau STELLINA dans la belle et très protégée calanque d’Orhaniye. 

Là, ils laisseront TiTOM sous leur bonne garde, pour s’en aller explorer sac à dos l’intérieur de la Turquie, puis reviendront tenir compagnie à Marion pour un grand événement : la naissance de son (ou sa) petit(e) frère(soeur) !

Bref, jusque autour du 20 avril, c’est un programme chargé qui attend notre équipage !

Puis, la jeune maman rétablie et sa famille à nouveau réunie, TiTOM cinglera vers de nouvelles aventures, prêt à accueillir à « voiles ouvertes » tous les amis venant le visiter


ACCUEIL DE STARS !


Ce 28 novembre 1999, de nombreux voyageurs débarquant à l’aéroport de Genève-Cointrin ont dû se poser la question « mais quelles sont donc ces célébrités ainsi reçues triomphalement ? ». 

Car tout nos fidèles abonnés auront pu voir dans le dernier numéro de ce canard, les photos de l’accueil éclatant réservé à l’équipage de TiTOM à l’occasion de son passage à Genève pour les fêtes de fin d’année, et ce, malgré les tentatives désespérées de son cap’tain pour garder secrets le jour et l’heure de leur retour, tentatives habilement déjouées par leurs plus fidèles fans Claude et Bernard accompagnés de nombreux supporters en folie les attendant sous une banderole étincelante au bruit des bouchons de champagne !

Bref, malgré leur modestie proverbiale ainsi mise à rude épreuve, c’est bel et bien un immense plaisir qu’ont ressenti Christa et Pascal à la vue de tout ces amis pour eux réunis.


Les tribulations de suisses en Suisse !

 Oh Vous, habitants de ce beau pays qu’est la Suisse, ne croyez pas que, malgré sa tranquillité, ses manières policées, ses parcs verdoyants et ses administrations à l’horaire ponctuel, Votre pays soit d’une fréquentation facile pour ses enfants !

En voici un petit exemple, presque kafkaïen !

Mais tout d’abord, courte explication pour nos amis lecteurs étrangers. Le système suisse de caisse de retraite, introduit dans l’immédiat après-guerre, et nommé AVS (pour Assurance Vieillesse et Survivants), consiste en un pourcentage automatiquement prélevé sur les salaires de toutes personnes travaillant en Suisse, lui donnant droit à une rente, l’âge de la retraite atteint. En cas d’année(s) de cotisation manquante(s), le retraité voit sa rente diminuer d’une manière drastique. Aussi est-il fortement recommandé aux suisses de l’étranger pendant leur absence du pays, de payer le minimum annuel, assez faible, pour ne pas voir sa rente élaguée brutalement !

Ainsi, par un froid matin de décembre, voici donc le cap’tain, armé de bonnes intentions, de patience et de son porte-monnaie qui se présente au bureaux cantonaux de l’AVS. Après quelques bords tirés d’un bureau à l’autre, il se voit renvoyé dans une longue traversée jusqu'à l’autre bout de la ville, où se trouvent les bureaux de l’administration fédérale de l’AVS !

Arrivés à ceux-ci, et après une longue discussion avec un fonctionnaire aussi sympathique que dans l’impossibilité de l’aider, le voilà obligé de repartir au près, pour revenir jeter l’ancre dans les bureaux de l’administration cantonale 

Mais hélas, il semble que notre cap’tain parle le turc, car le statut de globe-flotteur parait tout simplement ne pas figurer au vocabulaire de la fonctionnaire genevoise, qui, à coup d’articles de règlement, refuse tout simplement tout payement de nos voyageurs, si ils n’ont pas d’adresse fixe en Suisse ou à l’étranger !

Lorsque nous vous parlions de Kafka...

 

TiTOM ET LES INTERNAUTES

Caramba, encore raté ! Eh bien non, ce n’est pas encore cette année que nous communiquerons avec vous via Internet, car pour que nous puissions utiliser notre PC portable en liaison avec notre téléphone portable, il nous faut un abonnement téléphonique ! Or, notre système actuel de téléphone sans abonnement restant pour nous la solution la meilleure marché... Désolé, et peut-être quand même à bientôt sur le NET !


Encooor la Méditerranée ? !

Effectivement, c’est une excellente question que certains de nos amis et connaissances nous ont posée, et qui effectivement mérite d’être posée ! Question suivante : ? ? ?...

Non, blague à part, nous devrions rester encore dans la Mare Nostrum durant l’an 2000, pour en sortir en fin d’été/début d’automne 2001, à destination de Madeire dans une première étape. 

Alors, pourquoi rester si longtemps dans cette mer capricieuse, dont la devise pourrait être Ou trop ou point (s’agissant du vent, bien sur), à la météo insaisissable, aux vagues souvent courtes et hachées, et aux hivers finalement pas si chauds que ça ?

La réponse est multiple, comme le sont les motivations de notre voyage. 

·     Tout d’abord, nous n’avons pas quitté notre vie à Genève pour réaliser un tour du monde au pas de course.  

·     La Méditerranée, malgré ses inconvénients climatiques, vaut largement la peine de s’y attarder, tant par son intérêt culturel que par ses beautés naturelles.

·     La proximité de notre actuelle zone de navigation ne peut qu’encourager (du moins l’espérons-nous !) nos amis et notre famille à nous rendre visite.

·     De plus, cette croisière méditerranéenne est un excellent galop d’essai, aussi bien pour TiTOM que pour son équipage, et les améliorations/changements/réparations/achats de matériel sont ici encore choses faciles, de par la proximité de chantiers et magasins spécialisés dans cette région du monde.

Et il y a certainement d’autres très bonnes raisons, qui ne nous viennent actuellement pas à l’esprit, qui peuvent également justifier notre lenteur en ce début de tour du monde. 

Mais finalement, et c’est probablement la meilleure raison, lors d’un tel voyage, où le temps n’est qu’un facteur secondaire, il faut apprendre à se laisser aller, à se laisser guider par les envies, par l’instinct, et ne pas se fixer sur un programme de navigation trop précis, qui peut vous faire passer à côté de rencontres mémorables, d’expériences inoubliables, et c’est ainsi que les événements de ces 18 premiers mois de voyages nous ont tout simplement conduit à ralentir pour mieux apprécier cette vie nomade pleine de charme.

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