L'Amarre historique

15 août 2002

*  L’Amarre 2

LE journal du bord qui paraît quand et il peut !

 

L’EDIT’EAU                                                                                                 

Alors que vous sirotez votre punch sur une terrasse au bord de l’eau à admirer un coucher de soleil, vous n’imaginez pas la richesse incommensurable qui se cache sous la surface de l’eau. Pour ceux et celles qui n’ont jamais eu l’occasion de  nager avec masque et tuba,  voici un petit extrait de nos rendez-vous journaliers avec les poissons. Aucun artiste, aussi bon soit-il, n’a suffisamment d’imagination pour égaler les fonds marins. Les couleurs et les formes y sont infinies avec des centaines de différents poissons aux dessins multiples. Une végétation inouïe. Et des rencontres extraordinaires. Lorsque l’on se trouve nez à nez avec une tortue, et qu’elle vous regarde de ses petits yeux préhistoriques, vous ne pouvez rester insensibles. Et tout en douceur, vous essayez de faire un petit bout de chemin avec elle. Plus loin, lorsqu’une raie léopard surgit avec son dard qui vous impressionne, pour plus tard sauter dans les airs tel un oiseau, quel spectacle ! Sans parler des bancs de poissons qui vous donnent l’impression, en les suivant, d’être le berger qui garde ses moutons. Tout ceci dans un calme olympien. C’est magique. Bon, on vous laisse, car les poissons nous attendent. A plus tard !

TiTOM

SPECIAL 2  !

Et oui, en route depuis déjà 4 ans et 20 numéros de publiés ! Si le but premier de ce petit journal sans prétention est de conserver les attaches entre TiTOM et ses amis, cela ne doit pas nous empêcher d’essayer de rendre ce lien vivant et aussi attrayant que possible.

Dans cette optique, et comme vous l’avez certainement déjà constaté dès la réception de ce numéro, nous profitons de ce vingtième, nombre autrefois synonyme de majorité, pour introduire quelques modifications à sa présentation.

Bien entendu, la présentation ne fait pas tout, aussi allons-nous également apporter encore plus de soins à vous conter nos découvertes, rencontres, mésaventures, retrouvailles avec nos amis venus nous visiter, pour vous faire rêver de ces petits coins de paradis perdus aux antipodes.

Et si, par la lecture de l’Amarre nous parvenons à vous communiquer à votre tour l’envie de nous rejoindre sous les cocotiers, sur une île entourée d’un lagon à l’eau turquoise où les poissons vous chatouillent les doigts de pied, alors non seulement nous aurons réussi à garder un lien avec vous, mais également nous aurons la chance de vous revoir plus rapidement.

Car soyez-en certains, l’arrivée à bord de TiTOM de nos amis est toujours pour nous un grand moment impatiemment attendu.

MAIS OÙ SONT-ILS DONC ?

De retour à Genève pour quelques mois, histoire de revoir la famille et les amis, avant que le passage du canal de Panama ne nous éloigne physiquement plus d’eux.

Si, pour la localisation actuelle il n’est pas nécessaire de vous faire un dessin ( !), vous retrouverez dans le prochain numéro le petit plan permettant de mieux nous situer.  

Potins mondains

A bord du 7 au 25 mars, Suzie et Peter sont nos premières visites antillaises.

Embarqués à Trinidad, une courte navigation nous emmène sur la petite île de Chacachacare, située en face du Venezuela, où nous relâchons pour deux jours. De là, après une pénible étape contre vent et courants nous rejoignons Scarborough, chef-lieu de Tobago, avant de retrouver avec plaisir Anse Bateau,  superbe baie à l’eau turquoise témoin de notre arrivée du Cap Vert quarante jours auparavant.

Mais cette fois-ci, le mouillage est plus rouleur, et nous incite dès le lendemain à traverser sur Man of War Bay, où des pluies exagérées pour la saison nous décident à rejoindre les Grenadines.

Après une nuit de navigation rapide, nous nous mettons à quai à Clifton, sur l’île d’Union, pour les formalités et le plein d’eau.

Etape à ne pas manquer, les Tobago Cays font bien sûr partie de cette escapade aux Grenadines, avant de redescendre sur Grenade, via Union et Carriacou. Et c’est de Prickly Bay que nos amis Suzie et Peter nous quittent.

Deux jours plus tard nous rejoignent au même endroit Dominique et Aurélie venues nous rejoindre pour les vacances de Pâques du 27 mars au 8 avril.

Les Grenadines sont bien entendu le but de notre croisière, qui commence par une belle navigation sous génois et Grand’voile arisée, jusqu’à Tyrell Bay au sud de l’île de Carriacou.

Après Tyrell Bay nous effectuons les formalités de sortie à Hillsborough capitale de Carriacou. Visite de cette charmante petite ville, baignade et lunch, puis nous levons l’ancre pour rejoindre en 8 miles la jolie baie de Chatham, paradis pour le snorkling, au nord-ouest de l’île d’Union.

Nouvelles formalités pour St Vincent cette fois-ci, effectuées à Clifton Bay, au sud-est d’Union, avant de rejoindre l’après-midi les célèbres Tobago Cays, où le splendide mouillage à juste titre réputé n’est finalement pas trop plein ! Nous mouillons  juste à côté du très beau vieux voilier Shamrok V

Pour le dimanche de Pâques, saut de puce de 3 miles pour rejoindre la petite baie de Salt Whistle, au nord de l’île de Mayreau, déjà occupée par une dizaine de voiliers, et snorkling pour tous sur des  beaux fonds poissonneux.

En ce lundi 1er avril le roulis désagréable dans la baie de Maho sur Canouan est un vrai pois(s)on ! et après un rapide petit déjeuner, nous en repartons pour rejoindre la très huppée île de Mustique, où nous n’avons pas d’autre choix que de nous amarrer à une bouée ! Port Elisabeth, sur l’île de Bequia, est notre prochaine étape, avant une nouvelle navigation sympa jusqu’à la baie de Wallilabu, sur l’île de St Vincent. Après une après-midi de marchandages, snorkling, baignade et balade, les formalités de sortie de St Vincent y sont effectuées.

La plus longue étape de cette croisière, 49 miles, nous emmène jusqu’à Marigot Bay, trou à cyclone réputé sur l’île de Sainte Lucie, que nous rejoignons après plus de 9 heures de navigation très désagréable au près serré dans une mer agitée à forte.

Heureusement une météo beaucoup plus favorable nous permet de rejoindre la baie du Marin, au sud de La Martinique, toutes voiles dehors sur une mer belle.

Et nous profitons de nos 3 derniers jours ensemble pour découvrir en voiture la Martinique. Et c’est de l’aéroport de Fort de France que nous regardons avec tristesse Dominique et Aurélie repartir sur Genève.

C’est également à l’aéroport de Fort de France que Liliane nous rejoint du 13 au 28 avril.

Le premier jour est consacré à la visite en voiture de quelques lieux intéressants : domaine de La Pagerie aux Trois-Ilets, distillerie La Favorite, une des dernières fonctionnant encore entièrement à la vapeur, et le marché de Fort de France.

Après petite navigation tranquille de 16 miles, Saint-Pierre, ancienne capitale de la Martinique détruite par l’éruption de la Montagne Pelée il y a juste 100 ans, constitue notre première étape.

La traversée du canal entre La Martinique et l’île de la Dominique effectuée toutes voiles dehors, nous mouillons dans la baie de Cachacrou, juste le temps de snorkler une petit peu avant de s’en faire déloger (réserve naturelle ?). Aussi passons-nous la nuit sur une bouée devant la capitale Roseau. Le lendemain des grains nous dissuadent de nous arrêter dans la baie de Portsmouth, au nord de la Dominique, et nous continuons jusqu’à l’archipel des Saintes où nous mouillons devant le Pain de Sucre, à Terre d’en Haut, après 37 miles parcourus sous voiles.

La beauté des fonds nous incite à y rester les deux jours suivants pour snorkler et nous balader sur Terre d’en Haut.

Après la traversée sous génois seul du petit canal séparant  les Saintes de la Guadeloupe, nous allons mouiller dans l’anse déserte des Trois Tortues, où nous restons le jour suivant pour profiter de son beau snorkling.

Basse Terre, ancienne préfecture de l’île est notre dernière étape, et nous relâchons à la marina de Rivière-Sens, d’où  en voiture, nous explorons la côte sud-ouest de la Guadeloupe, avec visites d’une plantation de café, de la Cascade aux Ecrevisses sur la route traversant Basse Terre, et du Saut de la Lézarde, chute d’eau en pleine forêt tropicale, avant de rejoindre Pointe-à-Pitre où nous laissons malheureusement Lilou le soir à l’aéroport pour son retour sur Paris.

C’est à l’Isleta Marina sur la côte est de Puerto Rico que TiTOM accueille à son bord Maya, du 4 au 18 mai, pour  explorer en sa compagnie les Iles Vierges.

La première étape de 23 miles jusqu’à l’île de la Culebra, s’effectue avec le vent dans le pif et une navigation à voile et à moteur. Nous mouillons dans la Bahia de Sardinas, d’où nous traversons en dinghy le canal peu profond menant à l’Ensenada Honda.

A nouveau voile et moteur pour une deuxième étape de liaison nous permettant de rejoindre après une longue journée et seulement 33 miles parcourus, la petite Flamingo Bay, sur Water Island, île satellite de St Thomas (American Virgin Islands).

Ce ne sont pas les baies, îles et îlots qui manquent dans les  Iles Vierges, et c’est devant Great St James, autre satellite de St Thomas, que nous mouillons au sud de la Fish Cay, pour aller snorkler l’après-midi sur le reef du même nom.

Le lendemain, en 3 miles nous rejoignons Cruz Bay, sur l’île de St-John, où nous effectuons les formalités de sortie des US Virgin Islands. Après un stop sur une bouée dans la baie de Chocolate’s Hole, nous poursuivons jusqu’à Salt Pond Bay, petite crique bien protégée juste sous Ram Head, pointe sud-ouest de St-John, et amarrage sur bouée du parc national.

Cette superbe baie déserte, où nous snorklons parmi de nombreuses tortues et raies nous incite à y rester un second jour et à nous balader à pied jusqu’à la Ram Head, pointe sud-est de l’île, sur un terrain rempli de cactus !

De ce cap, enfin un peu de voile  jusqu’à Road Harbour sur l’île de Tortola. Après les formalités d’entrée dans les British Virgin Islands et quelques courses, départ jusqu’à la Maya Coves (!) jour anniversaire oblige, mais sa fréquentation nous fait fuir, autant que le roulis devant l’îlot voisin de Buck Island nous chasse. Arrivée juste pour le coucher du soleil à Trellis Bay sur Beef Island, où nous relâchons le lendemain pour repos et snorkling.

A nouveau vent dans le pif et c’est au moteur que nous effectuons les 8 miles qui nous séparent de la marina de St Thomas Bay, sur l’île de Virgin Gorda, stop bienvenu pour effectuer les pleins d’eau et de gasoil, avant d’aller mouiller à Savana Bay, où nous snorklons sur le très beau reef extérieur.

Après une douzaine de miles sous génois seul, nous finissons au moteur avec une vigie au balcon avant pour zigzaguer dans les coraux bordant Necker Island, île de millionnaires, avant de pénétrer dans le lagon d’Eustatia, autre île de millionnaires devant laquelle nous ancrons, accueillis par un barracuda de 1,50 mètre de long.

C’est devant le reef extérieur du lagon que nous mouillons le lendemain matin pour snorkler, avant de pénétrer dans le Gorda Sound, grand lagune intérieure protégée de tous côtés, par la passe de Saba Rock.

 Nous posons notre ancre sous Cactus Point, sous la pointe nord-ouest de Prickly Pear Island.

Petite excursion en annexe jusqu’à Leverick Bay le matin et baignade, snorkling et repos l’après-midi du lendemain.

Tout trois détenteurs de brevets de plongée, départ en bateau à moteur rapide jusqu’à George Dog Island le jour suivant, où nous effectuons deux belles plongées bouteille avec Cori, notre sympathique monitrice. En fin d’après-midi, en 2 miles nous allons mouiller devant Biras Creek, en face du fameux Fat Virgin Cafe, à qui nous rendons visite le soir même.

Après plein d’eau le vendredi matin à Leverick Bay, retour devant Prickly Pear Island, d’où Maya repart l’après-midi pour une autre plongée avec Cori à Seal Dogs Isl.

Samedi, retour au ponton de Leverick Bay d’où tristement nous voyons partir Maya avec le ferry pour Beef Island, aéroport de connexion pour San Juan (Puerto Rico), puis Madrid.

Dix jours plus tard, de retour à Basse-Terre, c’est à la marina de Rivière Sens, que TiTOM accueille à son bord Gilbert  pour 2 semaines de croisière dans l’archipel de La Guadeloupe.

Après une journée d’excursion en voiture à travers l’île, une courte traversée sous voiles nous mène jusqu’au petit archipel des Saintes dont la beauté nous pousse à y relâcher 3 nuits.

Marie-Galante la timide est notre prochaine étape, et là aussi, conquis par sa tranquillité et l’amabilité de ses habitants, nous restons 3 nuits, et explorons également son intérieur en voiture.

Petite-Terre la sauvage, île inhabitée et réserve naturelle terrestre et maritime, nous retient par la beauté de ses fonds marins, aux tortues et raies familières, alors que les iguanes terrestres se font plus timides.

Après une courte traversée qui nous ramène sur Saint-François,  l’encombrement de son lagon nous fait vite regretter le calme de la Petite-Terre, aussi rejoignons-nous rapidement le lendemain le mouillage devant l’îlot de Gosier, devant lequel nous passons les deux derniers jours. Et le jeudi matin, une petite heure de navigation nous emmène au mouillage devant Pointe-à Pitre, d’où Gilbert nous quitte déjà.

L'Amarre 20 p.2